Métal, plastique, résine… les matériaux utilisés pour réaliser les figurines des jeux traditionnels sont variés. Chacun présente des qualités et des défauts. Il faut les étudier, afin de choisir la meilleure matière qui réponde à la question : « En tant que joueur et peintre, qu’aimerais-je trouver ? »
Le choix d’un plastique est un compromis entre souplesse et rigidité. Trop souple, les parties longues et fines comme les lances et épées plient sous le poids, les détails sont souvent moins bien définis… Trop rigide, les pièces deviennent cassantes et impossibles à produire avec des contre dépouilles. De plus, certaines méthodes de fabrication ou de moulage mangent les détails et imposent au sculpteur d’arrondir les angles, …
Pour le jeu Alkemy, il a paru évident à Kraken Editions d’opter pour un plastique encore jamais utilisé dans notre passion. Il présente à nos yeux de nombreux avantages, alliant finesse de la restitution des détails, praticité de manipulation, accroche et résistance de la peinture, facilité de transport pour le jeu…
Bref, une matière qui a séduit les joueurs comme les peintres et sculpteurs de l’équipe.
- Le plastique est plus léger que le métal, donc plus simple à transporter, notamment en cas d'aimantage.
- Meilleure réceptivité aux colles cyanoacrylates, et plus grande résistance en cas de choc.
- Le plastique ne nécessite que très peu d'ébarbage contrairement à la résine. Les lignes de moules en plastique se retirent plus aisément que celles en métal.
- En cas de frottements ou de chocs, les figurines en plastique s’écaillent moins que les pièces en métal. Elles nécessitent donc moins (ou pas) l’utilisation de vernis.
- Les surfaces sont lisses, non piquetées comme le métal, et non bullées comme les productions industrielles de nombreuses résines.
Dans leur conditionnement, les figurines Alkemy sont conservées dans un emballage en plastique où chaque compartiment contient les éléments nécessaires au montage d’une figurine. Ainsi vous ne perdrez pas de temps à retrouver le bon accessoire pour la bonne pièce.
Nous laissons les photos parler de la restitution des détails et de la qualité du montage.
Déjà séparées de leurs grappes, vous n’aurez qu’à retirer les principaux canaux de coulée avec une pince coupante ou une lame de x-acto*.
Nous nous sommes efforcés de faire en sorte que les jonctions soient réalisées au niveau de séparations naturelles (collier, brassard), afin de masquer au mieux les interstices simplement par l’assemblage.
Une ligne de moule fine et facilement retirable parcourt la figurine.
Le plastique est suffisamment rigide pour permettre à une lame de x-acto* de retirer facilement la ligne de moulage.
Pour les plus perfectionnistes, un passage de papier de verre fin, de taille 600 environ, affine l’ébarbage. Le plastique est suffisamment rigide pour très bien réagir à cette opération.
Les lames et autres objets tranchants peuvent être affinés par un grattage avec la lame d’un x-acto.
Appréciez la qualité de l’assemblage des bras et de la queue. De larges tenons et des trous profonds assurent la stabilité du montage. Le plastique étant léger, nul besoin de tiger les éléments.
Tel de la résine, notre plastique se ramollit sous l’action d’un sèche-cheveux. Quelques secondes suffisent pour vous permettre de changer la forme de la queue, qui est, nous vous rassurons, déjà fournit courbée.
Même si le plastique a souvent une image moins noble que le métal pour certains figurinistes, nous espérons que vous ne serez pas insensibles à tous les avantages de ce matériau. Tant par la qualité de restitution des détails que par le travail rébarbatif de préparation limité.
*: Attention, cet outil tranchant est à manipuler avec précaution.






















